Positions – 26 septembre 2019

Nouvelle campagne: «L’hépatite C est mortelle, mais se guérit».

En Suisse, quelque 40’000 personnes vivent avec l’hépatite C. Les symptômes étant souvent peu clairs, un tiers des personnes infectées ignorent qu’elles le sont. La bonne nouvelle : aujourd’hui, cette maladie se guérit très bien. Voilà le message de la nouvelle campagne d’Hépatite Suisse.

L’hépatite C est l’une des principales causes du cancer du foie et des transplantations de ce même organe. En outre, nombre de personnes concernées souffrent d’une forte fatigue ou de troubles de la concentration et courent un risque plus élevé de contracter d’autres maladies chroniques. L’infection remontant souvent à de nombreuses années et les symptômes n’étant souvent pas associés à l’hépatite C, un tiers des personnes touchées ignorent qu’elles ont été infectées. Pour que les choses changent, la campagne incite le grand public à se renseigner sur les risques et, le cas échéant, à passer un test et à suivre un traitement.

Quelles sont les situations à risque?
Les personnes ayant reçu une transfusion sanguine en Suisse avant 1992 courent un risque plus élevé. D’autres facteurs de risque sont la consommation de drogues par sniff ou injection, les traitements médicaux dans les pays émergents ou en voie de développement ainsi que les tatouages ou piercings effectués dans des conditions d’hygiène insuffisantes. Du fait que les infections étaient plus courantes par le passé, les personnes nées entre 1950 et 1985 sont plus susceptibles d’être atteintes d’hépatite C. Les immigrants de première génération originaires des pays d’Europe méditerranéenne – surtout l’Italie – infectés lors de traitements médicaux dans leur pays font eux aussi partie des groupes à risque.

Des informations supplémentaires et une liste des centres de dépistage sont disponibles sur hep-check.ch.

Des roses contre l’hépatite C.
La campagne a débuté le 9 septembre et a été diffusée sur des panneaux électroniques dans les grandes gares suisses et des canaux en ligne pendant une et deux semaines respectivement. Une deuxième vague est prévue pour janvier 2020. Ces mesures numériques sont complétées par une action de distribution de roses dans cinq grandes gares suisses dans les trois régions linguistiques.

La campagne bénéficie du soutien d’AbbVie, de l’Aide Suisse contre le Sida, de Gilead Sciences et du laboratoire « medica ». Elle est réalisée avec l’Association Hépatite C Suisse (AHCS).

 

 

Bettina Maeschli / Septembre 2019

 

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